●●●○○ Capri, c’est fini.

Le saut de TibèreLe retour du fils peu prodigue : meurtres en série et mafia dans le cadre somptueux de Capri ; « Le saut de Tibère », dernier volet en date des « Saisons meurtrières » de Gilda Piersanti nous narre l’histoire d’un fils rejeté. L’inspectrice Mariella de Luca recherche un serial killer qui sévit en Europe. En croisant des enquêtes sur divers meurtres de femmes, elle acquiert peu à peu la conviction que le premier crime de son tueur en série a eu lieu, onze ans plus tôt à Capri. Gilda Piersanti dénoue peu à peu l’intrigue en donnant voix à l’ensemble de ses personnages. La société de Capri est dépeinte, avec son mafioso local, Capone (dont le prénom n’est pas Alberto), qui se terre comme un ascète pour échapper à la justice, sa fille Amanda qui gère les biens mal acquis avec l’aide d’Almeto, ami du père, amant de la mère, les témoins qui n’ont rien vu ou ont été descendus… Une peinture en creux d’une île magnifique, de la détresse des victimes, des histoires locales et au centre du tableau, un fils, mal aimé, rejeté, exilé, qui ne s’exprime que par la violence de ses crimes. Une histoire de famille dans toutes les acceptions du terme.
De Tibère à Capone, d’un suicide à un meurtre, le lieu de la Villa Jovis a son importance tout au long de ce roman. Gilda Piersanti assène des images violentes, viols, crimes, matricide, parricide avec quelques instants de répit où le quotidien reprend le dessus. Un bon polar, avec une construction classique et une belle écriture, on prend goût aux aventures Mariella de Luca.

Gilda Piersanti – Le saut de Tibère – Le Passage 2013

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