Voir Plovdiv et mourir
Matthieu Croizet
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Description
Ils sont quatre, frigorifiés en ce mois de novembre, assis au bar de l’hôtel Trimontium Palace à Plovdiv, seconde ville de Bulgarie. Ils attendent impatiemment un certain Dracula, le Boiteux.
Il y a là Fabio, la honte de la famille Messina, le fils qui a mal tourné. En tant qu’aîné d’une des familles les plus importantes de la N’drangheta calabraise, il aurait dû travailler avec son père pour reprendre les affaires familiales. Mais il a fui à Milan, où il s’est marié — sacrilège suprême — avec une Milanaise. Ensemble, ils mènent une vie de couple harmonieuse et heureuse, entourés de leurs trois enfants. L’entreprise qu’il a créée de toutes pièces, spécialisée dans le marbre, la rénovation et la décoration est florissante. Son commerce est tout ce qu’il y a de plus légal, sa clientèle est nombreuse et fortunée.
Il est accompagné de Luciano Neri, dit « le Florentin », accessoirement tueur à gages, mais surtout celui que Fabio considère comme son meilleur ami et à qui il ne peut rien refuser.
Sont également présents Samsang et son frère Ericksun, deux brutes, napolitaines — « suffisamment fous (ou totalement cons) » — choisis par Luciano. Ils sont chargés d’assurer la sécurité du groupe dans le cadre d’une livraison de 300 kg de drogue entre l’Italie et la Bulgarie, pour le compte du père de Fabio. Dans cette opération d’une importance capitale pour la réputation du clan Messina, la présence d’un membre de la famille était impérative. Comme seul Fabio avait le profil adéquat pour ne pas attirer l’attention des autorités, il fut contraint, contre son gré — on ne dit pas non au chef du clan— d’accepter cette mission aux côtés de son meilleur ami Luciano, recruté pour diriger l’opération.
Fabio raconte ce périple complètement déjanté, entre Trieste et Plovdiv, jusqu’à ce fameux rendez-vous où doit se jouer la fin de l’histoire. Le dénouement est tout aussi épique que ce qui l’a précédé.
On retrouve la signature de Mathieu Croizet, que l’on avait pu apprécier dans Amen, sorti l’an dernier, toujours chez L’Ecailler.
Dans un style élégant, faisant preuve d’un sens de l’humour remarquable — du plus fin au plus gras — et doté d’une imagination fertile, il est passé maître dans l’art de la formule. À partir d’une intrigue banale, il construit un excellent roman noir plein d’humour, à la manière de Quentin Tarantino. Il prend un réel plaisir à mettre en scène des personnages hors norme et à décrire des situations farfelues qui semblent totalement improbables. Mais, il aborde un vrai sujet d’actualité, et entraîne le lecteur à la découverte de différentes régions d’Europe, ponctuant le récit de rappels historiques toujours intéressants.

